Le vent a passé, les marées ont fini de tourner à l'envers.
Voilà c'est passé, et de toutes manières le papier peint ici n'a pas vocation à délayer ma toute petite humanité, si délavée soit-elle. Je n'en suis pas très à l'aise. Pour ça, j'ai d'autres ailleurs n'est-ce pas ?
L'été n'a pas l'air de se décider, prend des tronches d'automne, alors je suis allée me balader du côté de l'automne.
Et à l'automne du côté de chez moi, il y aura Mina Tindle, en goûter-concert, mais pas que. En concert aussi, le soir même. Avec Sharon Van Etten. Que j'écoute depuis hier en boucle après être retombée sur un vieil article que j'avais conservé. Quelle veine !
Et comme un bonheur n'arrive jamais seul (non, promis je n'ai pas vu le film), je viens de m'apercevoir que ce même automne Julia Stone passera, dans cette même salle à côté de chez moi. Faut-il que j'installe des matelas en rab' dans le salon ?
jeudi
mercredi
run bOy run
J'ai peur, j'ai froid, j'ai peur surtout. C'est grand, c'est énorme, ça
pousse dedans et ça me pousse hors de moi. C'est titanesque. Je cours à
ma catastrophe.
Grandir c'est courir avec ses monstres et je ne cours plus. Je trébuche,
je me torgnole. Ils sont loin devant, ils se retournent, grandissent
encore et fondent sur moi, ils obscurcissent mon ciel et avalent le sol
sous mes pieds. Et je reste là, je suis si petite, rabougrie et
tétanisée, à ne même plus oser fermer les yeux le temps de les laisser
passer.
C'est ubuesque et grotesque.
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