mercredi

Don't touch me

J'ai refermé les dernières pages de Ne me touche pas, le tome 1 d'Insaisissable.

Evidemment, un truc vendu comme le nouveau phénomène Twilight, il fallait que j'y jette un œil !

Evidemment, un texte parsemé de morceaux de phrases barrés, en dialogue intérieur, ça m'interpelle ! (ou comment parler aux blogueuses !)

Plus que de Twilight, l'histoire m'a ramené vers Delirium, ou la série Insoumise (Promise, etc.), et cet autre encore, mais flûte, j'ai oublié le nom.

Et j'ai beaucoup aimé. Parce Que l'écriture. C'est elle qui m'a accrochée la première.
Parce que particulière, dans ce monde de littérature surnaturelle, paranormale et/ou dystopique.
Alors oui, bien sûr, il y a des redondances, des questions qui se répètent, et pour certaines la figure de style ne fera peut-être pas recette. Chez moi ça a fait mouche, comme une Amélie (Poulain) fondant en larmes, sanglots sur pied, au fond de son bistrot. Le même effet.
Je ne l'ai pas lu en V.O.. J'irai lire le tome 2 (en février je crois) dans sa langue maternelle. Pour commencer. Je suis curieuse de voir ça. Je tire en tout cas mon chapeau au traducteur. Et à Tahereh Mafi, l'auteur.

Ça commence comme ça
Je suis enfermée depuis 264 jours.
Je n'ai rien d'autre qu'un petit carnet, un stylo cassé et les chiffres dans ma tête pour me tenir compagnie. 1 fenêtre. 4 murs. 13 mètres carrés. 26 lettres de l'alphabet; que je n'ai pas prononcées deuis 264 jours d'isolement.
6 336 heures écoulées depuis que j'ai touché un autre être humain.

- Tu vas avoir quelqu'un pour partager ta cellule chambre, m'ont-ils dit.
- On espère que tu vas pourrir sur place. Pour ta bonne conduite, m'ont-ils dit.
- Encore quelqu'un de cinglé comme toi. Fini l'isolement, m'ont-ils dit. 

Un peu plus loin
[...] Il a les bras tatoués, des manches courtes qui lui arrivent au coude. A son sourcil il manque un anneau, qu'ils ont dû lui confisquer. Des yeux bleu foncé, des cheveux bruns, une mâchoire saillante, un corps mince et musclé. Superbe. Dangereux. Terrifiant. Terrible.

A peine encore un peu plus loin
Je me suis toujours posé des questions sur les gouttes de pluie.
Je me demande comment elle tombe en trébuchant les unes sur les autres, en se brisant les jambes et en oubliant leur parachute quand elles dégringolent direct du ciel vers une fin certaine. Comme quelqu'un qui vide ses poches sur la terre et se moque de savoir où leur contenu va tomber, de savoir que les gouttes de pluie éclatent quand elles chutent, que les gens maudissent les jours où les gouttes osent pianoter sur leur porte.
Je suis une goutte de pluie.

Et puis, en vrac
Je pense que si je me fige, je peux figer la douleur. Un jour, je ne bougerai pas pendant des heures. Je ne bougerai pas d'un centimètre.
Si le temps se fige, rien ne peut aller de travers.

La vérité est une maîtresse jalouse, perverse qui ne dort jamais... Voilà ce que je ne lui dis pas. Je n'irai jamais bien.

L'espoir est une poche remplie de mille possibilités.
Je le tiens au creux de ma main.

L'obscurité m'étrangle.

Tuer le temps n'est pas aussi difficile que ça en a l'air.
Je peux me tirer une centaine de chiffres dans la poitrine et regarder saigner les virgules décimales dans le creux de ma main. Je peux arracher les chiffres d'une pendule et observer les aiguilles faire tic, tic, tic jusqu'à leur dernier tac avant que je m'endorme. Je peux suffoquer quelques secondes simplement en retenant mon souffle. J'ai tué des minutes pendant des heures et personne n'a l'air de s'en inquiéter.

Bon j'arrête là, à traquer le meilleur morceau choisi, me voilà repartie à lire le livre dis-donc.
Je ne sais plus exactement à quel moment elle ne rougit pas mais est repeinte en rouge.
Bref, c'était bon à lire.






1 commentaire:

  1. Merci beaucoup pour cette découverte, très envie de me laisser tenter!

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