lundi

la reprise

J'hésitais, j'aurais voulu écrire aussi "saupoudrer" ou "plus tard", en titre ou en entrefilet.

Drôle de douzaine qui vient de se défiler, un peu comme un collier perdrait ses perles une à une. Des perles qui ne s'enfilent plus, qui se défilent donc.

Douze drôles de mois. Non, en vrai, pas drôles. Mais ne nous y attardons pas, ça fera du drôle pour plus tard, ça fait du drôle déjà.
Des mois de coton, de rouille, d'échardes. Des mois comme ça et c'est pas si grave.
Des mois de plomb, de figeaison, des mois de trous de souris (oh, j'ai failli écrire des trous de sourire). Des mois d'écueils, de vagues et d'amer refusé, rejeté, nié. Ouste.
Des sarcasmes essuyés - ou pas, des railleries, des narquoiseries. De la méchanceté aussi. Un peu de mépris.
Des haussements d'épaule, des tiens-bon-la-barre, des à-quoi-bon.

Des cécités, de la nocivité en barre, du retrait précipité. Du retrait en soi, du retrait de soi.

Et malgré tout, comme un printemps anachronique au rythme singulier, une envie de revenir ici à petits pas. Mais sans vraiment savoir comment les danser ces pas-là. L'envie ne montre que le bout du nez, et ce n'est pas assez pour parvenir à la détourer, ou la détourner. Des petits essais, des petites touches, autant d'apprivoisement que d'improvisation.

La reprise, c'est bien. Ça va autant aux chaussettes qu'aux chansonnettes.
Pour ce billet, c'est parfait.


1 commentaire: