Affichage des articles dont le libellé est répondre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est répondre. Afficher tous les articles

mardi

vivRe, c'est tout ce que je sais faire

on parsème nos chemins de sable, de cailloux, de boue, de poussières d'étoile et du reste /
on remplit nos poches de ce qu'on peut, de ce qui vient ou pas, de peu, de plein, de trop, de tout, de rien, de vide, de ça et d'autres / on retricote avec ce qui s'effiloche, le plus souvent on ne le sait même pas /

les silences ne sont pas faits pour être comblés, je ne crois pas. Un silence ça murmure, ça chuchote, ça se chante ou ça se tait. Un silence ça respire. Comblé, il meurt /

la clef est dans ta main ou sous ton pied, dans tes yeux, à l'intérieur. Évidemment. Heureusement, dis, que personne d'autre n'en est dépositaire. Ce qu'il y a de précieux dans les secrets, c'est qu'ils peuvent se partager  /
dans le tiroir en bas à gauche, dans la commode bancale rangée au fond de la cave. Celui qui coince et qui grince /

j'ai pas assez de doigts pour toutes tes étoiles /

personne ne sait ni où ni comment ni pourquoi il commence, et c'est comme ça le mieux / il ne finit pas vraiment, rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme /

les tiennes, les miennes, les leurs, d'autres encore /
les ami(e)s-parapluie sont très utiles par temps mouillés. C'est déjà un peu ce que chantait Candy dans son pays /

peut-être que le monde est déjà fini. Ou peut-être que comme tout, la fin reste à inventer / il ne finit pas vraiment, rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme /

j'ai croisé du regard, une fois dans un train qui filait, vers chez toi probablement, un arbre à épaules au milieu d'une prairie. A côté d'une grande bâtisse immense et désolée. Je te montrerai le chemin. Si je le retrouve /

soi, le petit-fond de soi, celui qui joue les penauds et les pas-glorieux, l'intimidé. Et les autres. Les autres-sois, les autres-autres. Sans oreilles, on ne peut pas faire arbre à épaules ni parapluie. Les écouter quand ils parlent d'eux. S'écouter soi comme une autre /
soi, le grand-soi, orgueilleux et corrompu. Tous. Ne pas les écouter quand ils parlent de toi. Et le silence aussi quand il fait trop mal /
non ! ouf. /
ce qu'on peut. On n'arrête pas de s'apprendre, on n'est pas figé, on se tricote en grandissant. Et on grandit tout le temps /

les livres qui attirent l'envie, qui attisent l'œil / ceux qui démotivent l'envie, qui détournent nos regards /

tous les ciels. En kaléidoscope ou comme les petits transistors-jouets-à comptines de notre enfance, tu sais ?, qui font défiler un petit décor /

euh... attends, mais où ai-je posé ce fichu mode d'emploi ? zut, je ne remets pas la main dessus /
toi (ce qui vaut bien mieux que si c'était moi ! hou hou!) /
pourquoi la vie est si belle ? Arthur (H.) le chante déjà /
ritournelle et mélodie et fugue et symphonie. Avec des silences au milieu /

des garçons des fois le dimanche /
toi, et moi, et tous les autres (tiens ça me rappelle quelque chose...) /
un remplaçant ? quelle drôle d'idée ! un prétendant charmant ? beurk ! /
les mélanges, c'est ce qui fait les plus belles humanités je crois /
vide ou plein, vide et plein, vide puis plein puis vide puis plein. Vivant surtout /

tu ne crains rien, on est phœnix /
ces serpents nous appartiennent je crois /
rien ni personne ou juste soi. Profondément soi. Avec nos schémas marqués et nos scénarios répétés parfois. Juste profondément soi /

je passe mon tour, j'en tremble souvent /
et je passe mon tour et j'en tremble toujours /

je n'ai pas assez de doigts entre les doigts pour tous les compter. Je n'ai pas envie de tous les compter anyway /
les visibles ou même les invisibles ? /

facile : ailleurs c'est aussi ici, ici et ailleurs, partout, n'importe où /

14 chez moi - 9 chez lui /
je n'ai pas osé compter /

elle n'arrête pas de tourner. Comme les vents /
rien ne se perd /

qu'aurions-nous à leur pardonner ? que nous devraient-ils qu'on ne se doit à soi ? je sais, j'exagère /
trois grammes de fous-rire, un zeste d'impertinence, une sacrée dose de confiance. Un sens quasi chrétien de l'amour de soi comme de l'autre. Des précieuses en filet, qui font trapèze et trampoline à la fois /
quiS et quoiS ? chut, on m'a dit de ne pas montrer du doigt /
un feu d'artifice, ça se fait à deux, au moins. On peut souffler sur ta braise par temps froids, personne ne peut allumer la mèche si tu n'y es pas /
elle peut bien s'éteindre. Une autre s'allumera. Que serait le jour sans la nuit ? /

plus que neuf, ça j'en suis sûre ! /

là j'ai perdu tous mes doigts. Et ça sert à quoi, dis, de les compter ? A savoir s'ils sont tous là ? Oh ! /
non, pas vraiment /
non. Ou oui, mais ils se font ailes alors, et tu t'envoles aussi. Vers devant.

La Gre, Madame-Je-sais-Tout exhaustive

Et je laisse "ma" Brigitte répondre à "sa" Françoise.