Il y a des soirs où j'aimerais être cette pluie qui bat le pavé.
Il y a des soirs où rien n'a de bon,
Il y a des soirs où je ne suis bonne à rien.
Il y a des soirs où je m'en fous,
Il y a des soirs où c'est fou.
Il y a des soirs déments où le moindre des moindres tourne au tourment.
Il y a des soirs où les idées fixes m'observent silencieusement puis m'envahissent.
Il y a des soirs où je suis la seule à ne pas me comprendre.
Il y a des nuits où je me dis que je n'arriverai jamais à désherber cette forêt. Mais pour combien d'entre elles dois-je désherber ? Combien y sommes-nous planquées ? Quelle est ma parcelle ?
Et je hausse les épaules, et je hausse le pas, je reprends ma serpe et j'y vais. On verra bien quand je m'arrêterai. De toutes manières c'est bien mon chemin choisi, n'est-ce pas ?
Il y a des nuits où j'imagine que je suis sorcière, à n'aimer rien tant que les alambics. A m'y retrouver, là.
Il y a des nuits où je crève de rage, encore.
Il y a des nuits où je n'ai plus de visage.
Il y a des nuits où je fais trois petits bonds. De biais.
Il y a des nuits où je me dis que ma chorégraphie m'a estropiée.
Il y a des pluies qui m'amenuisent.
Il y a des matins où je vais très bien. Merci.
il y a des chutes qui font du bien, des gouttes qui trempent jusqu'aux os ..
RépondreSupprimerIl y a tes nuits qui ressemblent aux miennes et des matins où.... heu....
RépondreSupprimerC'est bien de croiser un arrosoir chez toi !
A 2h43 du matin....
RépondreSupprimerMon petit mot précédent s'est perdu dans la nuit ?
RépondreSupprimerJe disais :
"Il y a tes nuits qui ressemblent aux miennes et des matins qui.... heu....."
Et puis je disais aussi : c'est bien de croiser un arrosoir chez toi.... à 2h46 du matin !
RépondreSupprimerDu courage pour les chemins de traverse et les sentiers buissonniers, broussailleux et embrumés. Ecrire ça fait du bien... et tu le fais drôlement bien;-)