Réveil saugrenu ...
Je me quitte hoquetante et sanglotante dans mon rêve, à renifler comme un cochon, pour me retrouver perplexe, assise entre mes draps, aussi interrogatifs que moi. Je clignote des paupières. Je cherche du coin de l'oeil un autre angle pour envisager tout ça. Je sais bien le miroir que sont toutes les personnes rêvées, les reflets qu'ils sont. Je me questionne sur leur propos. Le mien alors ?
Les plis de la mauvaise conscience remontent petit à petit, l'oeil de Moscou qui vibre au-dessus de ma tête, façon hélico !
Réinventer sans cesse la danse du Non, tout ça ne (re)passera pas par moi !
Mais d'abord un café, lutter contre l'irrépressible envie d'allumer le chauffage dans cet appartement aux allures de champ de cartons -que nous quitterons tout bientôt maintenant que la grande maison est (presque) à nous.
Ne pas se laisser paniquer, ne pas se laisser réduire la respiration et le sourire, n'est-ce pas ? Détendre cette petite pression dont je m'habille et qui ne vient que de moi et de ce regard froid que je porte parfois.
Brrrr !
Et grogner, montrer les dents quand se hérisse mon poil -que je porte court pourtant. Défendre les petites parcelles de moi. J'en ai bien le droit, il paraît hé hé !
Allez, hop-hop-hop !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire