dimanche

liRe

J'ai lu dans le Elle, à la fin de l'interview de la jolie demoiselle Lou D.
"Ça fait 10 ans que ça va mal [...]. Si j'avais eu plein d'argent ou si j'avais eu 3 films encensés par la critique, cet album n'aurait pas existé. Aujourd'hui je suis la preuve qu'il ne faut rien changer. J'ai mis du temps à me trouver, on a mis du temps à me trouver, mais tout est bien qui finit bien puisque j'existe enfin".
Et je pense à mon Amie Chère, une autre jolie demoiselle L. J'ajouterais juste que là n'est pas la fin.

J'ai lu dans le Elle ces propos d'Amélie N.
"Il n'y a aucun calcul. C'est devenu une seconde nature. [...] Je vous parle là de choses infiniment délicates, j'en ai conscience. [...] Je suis dans un double mouvement : tentée de révéler ce qui me dévore, en m'en approchant le plus possible par l'écriture, et obligée de me taire. C'est ainsi que mes livres s'imposent à moi. [...] il y a aussi tous ceux que j'écris et qui ne seront pas lus parce que je ne le veux pas. Ils me soulagent et me sont nécessaires mais ils ne s'adressent qu'à moi. [...] au moment de l'écriture, la question qui se pose c'est : "jusqu'où vais-je pouvoir m'approcher de l'indicible ?". [...] ma façon [...] c'est d'être enceinte d'un livre tout le temps.[...]  les idées s'emparent de moi et je n'ai pas d'autre choix que d'accoucher."
Et je pense à ma pomme. Sauf que ce ne sont pas (encore ?) des livres que j'écris. C'est prétentieux, non ? Mais c'est tellement comme ça.

J'ai lu Olivier Adam, qui me ramène à chaque fois à cet homme que j'ai aimé tellement fort, tellement qu'il n'avait plus besoin de s'aimer lui-même, croyait-il. Tellement qu'il s'est extrait de notre vie, est allé en explorer d'autres ailleurs, un peu zombie, un peu lui. Il avait oublié que j'avais besoin d'être nourrie. Sûr qu'il était que je pourrais tout aimer et tout tenir pour deux. Mais je n'ai pas su. Je me suis cassée. Démantibulée. Desséchée.
"Je n'étais jamais là. Je ne l'avais jamais vraiment été. C'était comme une maladie. Qui remontait à mes origines. Ma vie s'ouvrait sur un trou noir. Une absence. Un socle dont rien ne subsistait et dont je continue aujourd'hui à me dire qu'il m'a toujours manqué. Ma vie était bâtie sur du sable. Des années enfuies dont ne subsisitaient qu'une matière opaque, impénétrable."
Je n'ai pas fini de lire Les Lisières, je n'en suis qu'à la lisière (elle était facile, j'en conviens).

2 commentaires:

  1. J'existe enfin. J'aimerais réussir à me dire ça.

    Tu me prêteras le Adam quand je viendrai chez toi ?

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  2. Bon, ben moi, ça fait 20 ans.... Mais on s'y fait ! Un peu.... Bonne rentrée, madame Grenouille....

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