Le temps passe, trépasse et me panse.
Je m'inquiète d'une amie dont je n'aurais plus de nouvelles, j'encartonne, pour la deuxième fois en treize mois, avec envie cette fois, et j'avance mi-somnambule, mi-funambule vers ce bout de vie à la quadrature inattendue.
Je regarde étonnée, ébahie, soufflée, les Petits devenir Grands. Je n'ai plus ici d'escalier pour poser mes fesses et les regarder vivre, juste les regarder vivre. Alors je m'assieds sur un bout du canapé rond à pois, et je les regarde comme ça, quand ça ne les gêne pas. Bientôt, je retrouverai un escalier.
J'entends des mots en re- : re-construction, et je n'aime pas. Je n'ai pas besoin de re- à ce mot-là.
Re-constitution... pouh, je l'ai assez fait, je connais le chemin d'où je viens, après les allégations je prétends, doucement, à l'allègement.
C'est étonnant, je n'ai jamais rien menti. Mais un jour, j'ai cru que si.
J'étais peut-être seule en ma citadelle, mais ma citadelle était bien réelle.
Et puis d'abord c'était même pas une citadelle.
Na ? ... !
ça sent l'automne, tout le monde va de l'avant et laisse derrière des souvenirs doux-amers. Demain a un goût acidulé. Non ?
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