Vingt-Quatre nœuds à ton mouchoir
Vingt-Quatre creux à ta mémoire
Vingt-Quatre sourires pour ton grand soir
Vingt-Quatre siècles à ton espoir
Vingt-Quatre vœux lovés à ton pieu le soir
Vingt-Quatre Vieux dans ton mouroir
Vingt Quatre pieux...
samedi
dimanche
luTine
Hier soir, je me suis laissée bercer par l'Amélie Poulain de la chanson, et c'était bon. Cette fille est une lutine masquée qui fait du bien !
mercredi
Don't touch me
J'ai refermé les dernières pages de Ne me touche pas, le tome 1 d'Insaisissable.
Evidemment, un truc vendu comme le nouveau phénomène Twilight, il fallait que j'y jette un œil !
Evidemment, un texte parsemé demorceaux de phrases barrés, en dialogue intérieur, ça m'interpelle ! (ou comment parler aux blogueuses !)
Plus que de Twilight, l'histoire m'a ramené vers Delirium, ou la série Insoumise (Promise, etc.), et cet autre encore, mais flûte, j'ai oublié le nom.
Et j'ai beaucoup aimé. Parce Que l'écriture. C'est elle qui m'a accrochée la première.
Parce que particulière, dans ce monde de littérature surnaturelle, paranormale et/ou dystopique.
Alors oui, bien sûr, il y a des redondances, des questions qui se répètent, et pour certaines la figure de style ne fera peut-être pas recette. Chez moi ça a fait mouche, comme une Amélie (Poulain) fondant en larmes, sanglots sur pied, au fond de son bistrot. Le même effet.
Je ne l'ai pas lu en V.O.. J'irai lire le tome 2 (en février je crois) dans sa langue maternelle. Pour commencer. Je suis curieuse de voir ça. Je tire en tout cas mon chapeau au traducteur. Et à Tahereh Mafi, l'auteur.
Ça commence comme ça
Un peu plus loin
A peine encore un peu plus loin
Et puis, en vrac
Bon j'arrête là, à traquer le meilleur morceau choisi, me voilà repartie à lire le livre dis-donc.
Je ne sais plus exactement à quel moment elle ne rougit pas mais est repeinte en rouge.
Bref, c'était bon à lire.
Evidemment, un truc vendu comme le nouveau phénomène Twilight, il fallait que j'y jette un œil !
Evidemment, un texte parsemé de
Plus que de Twilight, l'histoire m'a ramené vers Delirium, ou la série Insoumise (Promise, etc.), et cet autre encore, mais flûte, j'ai oublié le nom.
Et j'ai beaucoup aimé. Parce Que l'écriture. C'est elle qui m'a accrochée la première.
Parce que particulière, dans ce monde de littérature surnaturelle, paranormale et/ou dystopique.
Alors oui, bien sûr, il y a des redondances, des questions qui se répètent, et pour certaines la figure de style ne fera peut-être pas recette. Chez moi ça a fait mouche, comme une Amélie (Poulain) fondant en larmes, sanglots sur pied, au fond de son bistrot. Le même effet.
Je ne l'ai pas lu en V.O.. J'irai lire le tome 2 (en février je crois) dans sa langue maternelle. Pour commencer. Je suis curieuse de voir ça. Je tire en tout cas mon chapeau au traducteur. Et à Tahereh Mafi, l'auteur.
Ça commence comme ça
Je suis enfermée depuis 264 jours.
Je n'ai rien d'autre qu'un petit carnet, un stylo cassé et les chiffres dans ma tête pour me tenir compagnie. 1 fenêtre. 4 murs. 13 mètres carrés. 26 lettres de l'alphabet; que je n'ai pas prononcées deuis 264 jours d'isolement.
6 336 heures écoulées depuis que j'ai touché un autre être humain.
- Tu vas avoir quelqu'un pour partager ta cellule chambre, m'ont-ils dit.
- On espère que tu vas pourrir sur place. Pour ta bonne conduite, m'ont-ils dit.
- Encore quelqu'un de cinglé comme toi. Fini l'isolement, m'ont-ils dit.
Un peu plus loin
[...] Il a les bras tatoués, des manches courtes qui lui arrivent au coude. A son sourcil il manque un anneau, qu'ils ont dû lui confisquer. Des yeux bleu foncé, des cheveux bruns, une mâchoire saillante, un corps mince et musclé. Superbe. Dangereux. Terrifiant. Terrible.
A peine encore un peu plus loin
Je me suis toujours posé des questions sur les gouttes de pluie.
Je me demande comment elle tombe en trébuchant les unes sur les autres, en se brisant les jambes et en oubliant leur parachute quand elles dégringolent direct du ciel vers une fin certaine. Comme quelqu'un qui vide ses poches sur la terre et se moque de savoir où leur contenu va tomber, de savoir que les gouttes de pluie éclatent quand elles chutent, que les gens maudissent les jours où les gouttes osent pianoter sur leur porte.
Je suis une goutte de pluie.
Je pense que si je me fige, je peux figer la douleur. Un jour, je ne bougerai pas pendant des heures. Je ne bougerai pas d'un centimètre.
Si le temps se fige, rien ne peut aller de travers.
La vérité est une maîtresse jalouse, perverse qui ne dort jamais... Voilà ce que je ne lui dis pas. Je n'irai jamais bien.
L'espoir est une poche remplie de mille possibilités.
Je le tiens au creux de ma main.
L'obscurité m'étrangle.
Tuer le temps n'est pas aussi difficile que ça en a l'air.
Je peux me tirer une centaine de chiffres dans la poitrine et regarder saigner les virgules décimales dans le creux de ma main. Je peux arracher les chiffres d'une pendule et observer les aiguilles faire tic, tic, tic jusqu'à leur dernier tac avant que je m'endorme. Je peux suffoquer quelques secondes simplement en retenant mon souffle. J'ai tué des minutes pendant des heures et personne n'a l'air de s'en inquiéter.
Bon j'arrête là, à traquer le meilleur morceau choisi, me voilà repartie à lire le livre dis-donc.
Je ne sais plus exactement à quel moment elle ne rougit pas mais est repeinte en rouge.
Bref, c'était bon à lire.
vendredi
Sharon & Mina, & Lisa
Il y a quelques mois, j'avais loupé Mina.
Je me serais déplacée rien que pour celle-là !
Mercredi, elle revenait goûter, chouette !
Alors on est allée goûter, Lisa, 6 de nos mômes et moi.
Elle a fait un aller-retour rien que pour ça, pour que nos Filles et nos Deux-P'tits Gars puissent frétiller en se retrouvant, pour qu'on puisse poser ensemble nos Seize-Oreilles sur cette voix-là. Put*§* de kilomètres entre nous parfois ! (mais pas tant finalement, c'est vrai. Il y a d'autres distances bien trop lointaines).
Le soir j'y retournai, sans elle mais avec d'autres compagnes.
Convaincue, je l'étais déjà, Mina, je la guette depuis ce temps-là.
Or depuis quelques temps, je suis touchée par ce que chante Sharon Van Etten, qui, bonheur, faisait la première partie de Mina Tindle ce mercredi.
Doublement convaincue donc j'étais.
Et je n'ai pas regretté. Je pourrais même y retourner.
Je pourrais vous parler des gens dans la salle, de cet homme au visage tracé-cassé à la Dany Brillant, de cette femme qui doit être le frère jumeau de Patrick Juvet, de cette fille-si-près au profil... volcanique -en moins beau, en moins fin.
Je pourrais vous parler du batteur-viking de Sharon Van Etten, à la voix suave quand il me murmure dit "Hi" alors que je reviens des toilettes. Je vous cacherais alors qu'il a un je-ne-sais-quoi de ce monsieur d'Abba dans la coupe de cheveux et la coupe de barbe.
Je pourrais vous dire que la bière était bonne et raisonnable.
Je pourrais vous dire que Mina était encore plus belle le soir dans sa jolie robe que dans l'après-midi.
Je pourrais vous dire que son sourire me subjugue autant.
Je pourrais mais n'en ferai rien (Heureuses Vous !) Ecoutez plutôt.
Je me serais déplacée rien que pour celle-là !
Et là, des bribes de Mina
mercredi
mAlheur
J'ai retrouvé dans mon tiroir, chiffonné sous un vieux mouchoir, un petit bout de papier sur lequel j'avais écrit
Et je me penche sur mon petit malheur, et je le ressasse et je le caresse.
Ce n'est rien qu'un p'tit malheur, un p'tit malheur de rien, un p'tit malheur ni plus ni moins.
Mais celui-là, c'est le mien. Alors j'y tiens.
mardi
pschiii pschii pschi
Derrière tÔa il y avait mÔa,
et devant tÔa aussi parfois.
Autour, il y avait des gens.
Des gens qui disaient quelque chose.
Il y avait des gens qui pensaient des choses.
Des gens qui imaginaient des choses.
Qui s'imaginaient des trucs.
Il y avait des bruits de pas dans les allées,
des bruits de pas qui résonnaient sur le pavé,
des talons qui claquaient,
des foulées dans l'escalier.
Il y avait du bruit, on ne s'entendait plus.
Il y avait le chuchotement bruissant de ces gens pensants.
Il y avait du silence qu'on ne distinguait plus
assourdi par leurs bruits confus.
Pandore enivrée chevauchait Gorgone médusée.
Et le lendemain, le jour s'est levé.
et devant tÔa aussi parfois.
Autour, il y avait des gens.
Des gens qui disaient quelque chose.
Il y avait des gens qui pensaient des choses.
Des gens qui imaginaient des choses.
Qui s'imaginaient des trucs.
Il y avait des bruits de pas dans les allées,
des bruits de pas qui résonnaient sur le pavé,
des talons qui claquaient,
des foulées dans l'escalier.
Il y avait du bruit, on ne s'entendait plus.
Il y avait le chuchotement bruissant de ces gens pensants.
Il y avait du silence qu'on ne distinguait plus
assourdi par leurs bruits confus.
Pandore enivrée chevauchait Gorgone médusée.
Et le lendemain, le jour s'est levé.
dimanche
dreAms
Réveil saugrenu ...
Je me quitte hoquetante et sanglotante dans mon rêve, à renifler comme un cochon, pour me retrouver perplexe, assise entre mes draps, aussi interrogatifs que moi. Je clignote des paupières. Je cherche du coin de l'oeil un autre angle pour envisager tout ça. Je sais bien le miroir que sont toutes les personnes rêvées, les reflets qu'ils sont. Je me questionne sur leur propos. Le mien alors ?
Les plis de la mauvaise conscience remontent petit à petit, l'oeil de Moscou qui vibre au-dessus de ma tête, façon hélico !
Réinventer sans cesse la danse du Non, tout ça ne (re)passera pas par moi !
Mais d'abord un café, lutter contre l'irrépressible envie d'allumer le chauffage dans cet appartement aux allures de champ de cartons -que nous quitterons tout bientôt maintenant que la grande maison est (presque) à nous.
Ne pas se laisser paniquer, ne pas se laisser réduire la respiration et le sourire, n'est-ce pas ? Détendre cette petite pression dont je m'habille et qui ne vient que de moi et de ce regard froid que je porte parfois.
Brrrr !
Et grogner, montrer les dents quand se hérisse mon poil -que je porte court pourtant. Défendre les petites parcelles de moi. J'en ai bien le droit, il paraît hé hé !
Allez, hop-hop-hop !
Je me quitte hoquetante et sanglotante dans mon rêve, à renifler comme un cochon, pour me retrouver perplexe, assise entre mes draps, aussi interrogatifs que moi. Je clignote des paupières. Je cherche du coin de l'oeil un autre angle pour envisager tout ça. Je sais bien le miroir que sont toutes les personnes rêvées, les reflets qu'ils sont. Je me questionne sur leur propos. Le mien alors ?
Les plis de la mauvaise conscience remontent petit à petit, l'oeil de Moscou qui vibre au-dessus de ma tête, façon hélico !
Réinventer sans cesse la danse du Non, tout ça ne (re)passera pas par moi !
Mais d'abord un café, lutter contre l'irrépressible envie d'allumer le chauffage dans cet appartement aux allures de champ de cartons -que nous quitterons tout bientôt maintenant que la grande maison est (presque) à nous.
Ne pas se laisser paniquer, ne pas se laisser réduire la respiration et le sourire, n'est-ce pas ? Détendre cette petite pression dont je m'habille et qui ne vient que de moi et de ce regard froid que je porte parfois.
Brrrr !
Et grogner, montrer les dents quand se hérisse mon poil -que je porte court pourtant. Défendre les petites parcelles de moi. J'en ai bien le droit, il paraît hé hé !
Allez, hop-hop-hop !
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