mardi

le cŒur qui bAt et dAnse la viE

Ce soir, je me trimballe avec elles dans les pensées.

Ce soir, je me suis autorisé une immersion dans leurs univers. A nouveau.
Comme d'autres sur lesquelles j'ai détourné les yeux, je les ai quittées du regard il y a quelques mois, deux ans ou presque. Et toute une vie s'est écoulée depuis.

Nous nous sommes croisées, ici, ailleurs, au détour d'un mot, au coin d'un resto.
J'en ai gardé, pour l'une, un mot qui ne quitte jamais les murs qui me suivent et m'accueillent.
J'ai en commun avec celle-ci Lily l'enchanteresse.
J'en ai gardé, pour l'autre, des souffles qui toujours m'ahurissent.
J'ai en commun avec celle-là... des ribambelles qui n'en finissent pas et ne s'arrêtent pas là.

Il y en a d'autres, chères à mon palpitant.

J'ai été émue, intensément, par ces petits liens qui se tissaient ou qui ne tenaient qu'à une fulgurance. Des petits bouts de trucs qui prennent leur temps, qui ont tout leur temps, et d'autres éphémères, mais qui n'en sont pas moins signes pour autant.
J'ai été émue, heureuse et émerveillée, comme souvent, comme toujours et parfois c'est saoûlant, de ces petits cailloux qui forment des pontons sur un chemin, qui tracent des dessins, des petits encouragements à être, des "va où tu veux, c'est bien", des "comme tu fais, c'est bien".
Une sororité singulière, une bienveillance accrue, une humanité complice, une solidarité persuadée.

J'ai été émue, et je m'en suis sentie niaise. Ridicule.
On a taxé tout ça, tout ce lot-là que je viens d'énumérer, de fake, de faux, de virtuel, de biaisé, d'extase mystique. On a opposé des confusions, on a monté des oppositions, le traditionnel clivage du réel/virtuel, la légitimité de l'être, et caetera.
Soit. Oui, pourquoi pas. La réduction me paraît caricaturale, un chouilla à l'emporte-pièce.
Je crois qu'il y a de la place pour tout, je crois que toutes les formes peuvent s'inviter. Je crois que les nuances font les plus belles vérités.

J'ai été attaquée, pointée du doigt, et j'en ai fait quelque chose de monstrueux, que j'ai laissé m'abîmer pour du sérieux.
J'ai douté, je me suis laissée malmener, balayer. Je ne sais pas pourquoi au juste, je ne sais pas encore à quoi, en quoi, cela m'aura servi. J'imagine qu'un matin, ce sera limpide. En attendant, je suis les escarpements de mon bonhomme de chemin, plutôt confiante, à nouveau. Et je renoue avec mes petits enthousiasmes et mes battements de cœur.

Ces femmes-là m'émeuvent et me touchent et me plaisent. Pour la poésie, le pittoresque au quotidien, et l'appel de la vie à la vie. Malgré tous les malgrés.

Ce soir, j'avais envie de leur offrir cette ballade-là

4 commentaires:

  1. la vie est un grand théâtre, je l'ai dit, REDIT à la célébration pour quitter mon enfant.....mon enfant est ds les coulisses je crois et moi je ne vis pas ma vie, je la rêve........dans mon vrai théâtre ces jours ci, tout en vendant le bonheur aux gens qui s'abonnent pour la saison, j'écoute en boucle le H. qui parle d'amour.......N'est ce pas un rêve de t'avoir croisé un jou
    r de pluie et te connaitre encore dans cette pluie de chagrin et s'apercevoir qu'avec synchronicité on continue d'aimer..à la folie.... tristan n'aura pas 20 aujourd'hui, ça me désole.....mais le spectacle continue, il faut jouer debout........ou couché amoureusement.......

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  2. Tu le dis si bien... Et je suis si contente de te retrouver, ici et ailleurs! Pour ma part, les quelques fois que j'ai "passé la barre", j'ai découvert des humains si "encore plus vrais" que sur la toile, que j'en suis encore émerveillée des jours/mois/années après.

    TTout ça ne peut pas être virtuel, puisque c'est si réel... Non?

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  3. c'est joli et c'est bien dit. Moi je suis redevenue anonyme parce que si loin des autres, l'imbroglio est trop difficile à démêler. ll est arrivé un moment où il fallait choisir : la pelote ou la vie.

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  4. C'est doux, c'est doux ; tes mots à toi, ce cher Higelin et derrière tout ça, la belle intention qui existe. J'aime beaucoup :)

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