samedi

musiciEnne

Il y a de la musique dans le soupir du roseau
Il y a de la musique dans le bouillonnement du ruisseau
Lord Byron - Extrait de Don Juan, 1819 

... m'apprend deezer aujourd'hui.

Diantre, je suis ainsi musicienne ! hé hé. Ne manquait plus que ça à mon ego tiens...

Et puis, si je fais écho dans mes élucubrations intestines... c'est agréable... un peu plus que ça même.
C'est chouette de vous lire MesDames qui passez par là, papillonner, arroser, déposer des p'tits mots. (pas sûr non plus que ça arrange mon ego. tant pis. c'est bon. je prends !)


 
de Celeste Potter, encore

vendredi

nO tuRning Back



Je reviens toujours vers ce film musical. Je trouve le propos fortement illustré.
C'est Celeste Potter qui l'a dessiné et réalisé.

Je préfère les incorporations aux hachures.
Je considère les bifurcations, j'ai du mal à envisager les erreurs d'aiguillage.
No turning back. Keep on going. With your back inside. Deep inside.

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. (Lavoisier)
Rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau. (Anaxagore de Clazomènes )

jeudi

Des soirs & des nuits. Des matins aussi.

Il y a des soirs où j'aime regarder la pluie battre le pavé,
Il y a des soirs où j'aimerais être cette pluie qui bat le pavé.

Il y a des soirs où rien n'a de bon,
Il y a des soirs où je ne suis bonne à rien.

Il y a des soirs où je m'en fous,
Il y a des soirs où c'est fou.

Il y a des soirs déments où le moindre des moindres tourne au tourment.

Il y a des soirs où les idées fixes m'observent silencieusement puis m'envahissent.

Il y a des soirs où je suis la seule à ne pas me comprendre.

Il y a des nuits où je me dis que je n'arriverai jamais à désherber cette forêt. Mais pour combien d'entre elles dois-je désherber ? Combien y sommes-nous planquées ? Quelle est ma parcelle ?
Et je hausse les épaules, et je hausse le pas, je reprends ma serpe et j'y vais. On verra bien quand je m'arrêterai. De toutes manières c'est bien mon chemin choisi, n'est-ce pas ?

Il y a des nuits où j'imagine que je suis sorcière, à n'aimer rien tant que les alambics. A m'y retrouver, là.

Il y a des nuits où je crève de rage, encore.
Il y a des nuits où je n'ai plus de visage.

Il y a des nuits où je fais trois petits bonds. De biais.
Il y a des nuits où je me dis que ma chorégraphie m'a estropiée.

Il y a des pluies qui m'amenuisent.


Il y a des matins où je vais très bien. Merci.


mercredi

Me mYself & I, et mes chevauchées

De tableau en tableau -du Vuillard beaucoup (trop ? oups...), du Valloton (pas assez, oups...)- j'ai traîné sur les pas, étonnants, de Misia.

Sur la passerelle Solférino, j'ai croisé un corbeau. Grand, beau, majestueux. Noir. Presque luisant. J'aurais pu croire qu'il m'attendait, posé sur la rambarde. J'aurais pu lui déposer un baiser, mais il s'est envolé, puissant.

Sur la passerelle Solférino, j'ai été interloquée de voir tous ces loquets, ces cadenas. Et cette injonction sur le petit carton du vendeur de cadenas : "lock your love and throw the key". Lock your love... ? Mais quelle drôle d'idée. C'est tout à l'envers !

Et puis, au bout de notre déambulation, la Pinacothèque et la collection de Jonas Netter. Et dans la collection de Netter, des Modiagliani. Et parmi ces Modigliani, celui-là, le portrait de jeune fille rousse. Et mon émotion encore palpable...
Je vous raconte ?
Quand j'étais petite, encore plus toute petite que maintenant, ma mère m'appelait, au réveil échevelée, son petit Boticelli. Elle pensait à celui-ci plutôt. Bien trop éloigné de l'image que je pouvais avoir de moi. Alors, j'avais traduit, sans m'en apercevoir, par "mon petit Modigliani". Pour les cous longs, les visages longs, les yeux longs, haut perchés, les longs nez. Bien plus comme je me voyais. Ca s'appelle un malentendu. Celui-ci est joli.
Des années plus tard, en feuilletant le catalogue d'une exposition, je suis tombée en arrêt, troublée, sur ce portrait archi connu de l'amoureuse d'Amédeo. Mince alors, c'était moi !
C'est ridicule, vraisemblablement, prétentieux peut-être, narcissique assurément, mais aujourd'hui ce tableau haut comme trois pommes je l'ai vu en vrai. Et l'impression, partagée, n'a pas changé (la couleur des yeux en moins, mais jusqu'au bout de l'oreille lutine qui dépasse de la mèche rousse, quand j'avais encore les cheveux longs, jusqu'à il y a quelques mois).
Il y avait aussi des Valadon inconnus, des inconnus tout courts.

Et ce jaune de Soutine que je me suis pris en pleine tronche. C'est comme ça, ça ne s'explique pas.

Chaïm Soutine - L'homme au chapeau

mardi

Stealing Sheep

Je n'aime pas, je surkiffe ! (ça se dit encore ou dois-je traduire par "je surlike" ? )

la belle Zo

Ce n'est pas ma fille, c'est la "sienne".
Mais je l'aime un peu comme la mienne.
Je l'ai connue enfant, je la vois devenir Demoiselle, aisément. Jusque là. Superbement.
Une enfant de dOuze ans, une enfant encore et déjà plus vraiment.

J'aime ça, m'asseoir et les regarder vieillir doucement, se rapprocher de ce qu'ils seront, doucement.

 La belle Zo, un peu d'L. et complètement elle, forcément, a dOuze ans aujourd'hui, et je lui souhaite une treizième année jolie !


lundi

N.

NOCIVITÉ
(Larousse) Caratère de quelque chose qui est nocif, nuisible, dangereux.
Caractère de ce qui est pernicieux, , socialement, moralement nuisible.
NOCIF
(Larousse) Qui est de nature à nuire à l'organisme.
Qui est dangereux, pernicieux, funeste.
PERNICIEUX
(Larousse) Qui est dangereux pour la santé, nocif.
Qui est moralement mauvais, nuisible.
NUISIBLE
(Larousse) Qui fait tort à quelque chose, à quelqu'un ; dangereux, néfaste.
NÉFASTE
(Larousse) Qui peut avoir des conséquences fâcheuses, qui est susceptible de causer des dommages, de faire du mal. Nuisible. FUNESTE
(Larousse) Qui apporte le malheur avec soi, qui entraîne des conséquences néfastes, parfois mortelles.
Qui nuit, peut causer de grands dommages.


(ma) Nocivité se joue de ma dignité, joue à cache-cache avec mon humeur, mon terreau. Me flanque à terre, se moque de moi. Et me rattrape à chaque fois.
(ma) Nocivité joue les papiers tue-mouche poisseux, elle me colle aux cheveux, elle me colle aux yeux.
Et je me voudrais souris, trouver des essuie-glace pour de bon, me faire hypnotiser par un vampire.
Je me voudrais sourde et ne plus entendre sonner son glas. Ni son la.

Ou bien n'est-ce qu'un mirage ?

A part ça, je vais bien. Hé hé.