Au-delà des mots-échos, des résonances intimes et universelles, j'ai aimé, aimé, aimé Les Lisières, à le lire à petite lampée, pour ne pas le quitter trop vite, trop tôt, aimé pour le regard sur l'usure de "notre" société, petit rat rongeur grignotant posé sur "nos" épaules. Enfin, sur celles de certains plus que d'autres.
Je n'y ai pas lu de prosélytisme, sans doute suis-je public conquis, captif ou convaincu.
Je n'y ai pas lu de jugement à l'emporte-pièce, plutôt de la tendresse malgré le regard implacable. Ou de la compassion (je vais me faire détester, là). De la compréhension, de la désolation.
Et pour ce questionnement-l'air-de-rien qui me plaît tant, cette dichotomie étrange et sans lieu à mes yeux : vivre la vie, écrire la vie. Comme s'il y avait là une antinomie. Comme si les mots posés devaient être porteurs d'une vérité tangible et incontestable, d'une réalité stricte et exhaustive...
Ai-je le droit d'écrire ce que j'écris. Suis-je légitime ? Qui l'est ?
Ici ou là, j'écris ce que je suis et je suis ce que j'écris. Rien que ce que j'écris, tout ce que j'écris. Je le jure. Et la marmotte, elle plie le chocolat, et le lecteur, tout ballot qu'il est, est né de la dernière pluie sur une feuille d'acacia !
Une vie écrite, c'est une vie aussi, non ?
Les Lisières - Oliver Adam - Flammarion
(dont je vous conseille cette chouette et parfaite critique)
Je n'y ai pas lu de prosélytisme, sans doute suis-je public conquis, captif ou convaincu.
Je n'y ai pas lu de jugement à l'emporte-pièce, plutôt de la tendresse malgré le regard implacable. Ou de la compassion (je vais me faire détester, là). De la compréhension, de la désolation.
Et pour ce questionnement-l'air-de-rien qui me plaît tant, cette dichotomie étrange et sans lieu à mes yeux : vivre la vie, écrire la vie. Comme s'il y avait là une antinomie. Comme si les mots posés devaient être porteurs d'une vérité tangible et incontestable, d'une réalité stricte et exhaustive...
Ai-je le droit d'écrire ce que j'écris. Suis-je légitime ? Qui l'est ?
Ici ou là, j'écris ce que je suis et je suis ce que j'écris. Rien que ce que j'écris, tout ce que j'écris. Je le jure. Et la marmotte, elle plie le chocolat, et le lecteur, tout ballot qu'il est, est né de la dernière pluie sur une feuille d'acacia !
Une vie écrite, c'est une vie aussi, non ?
Les Lisières - Oliver Adam - Flammarion
(dont je vous conseille cette chouette et parfaite critique)
Oh! Je trépignais déjà de me plonger dans les nouvelles lignes de monsieur Adam (mais raisonnablement je me persuadais d'attendre sa sortie en poche!). Mais là, la tâche s'avère terriblement plus ardue que prévue! Ton mot fait voler en éclat mes dernières résistances! Je ne vais pas être raisonnable très très longtemps! Tant pis!
RépondreSupprimerOh! Je trépignais déjà de me plonger dans les nouvelles lignes de
RépondreSupprimermonsieur Adam (mais raisonnablement je me persuadais d'attendre sa
sortie en poche!). Mais là, la tâche s'avère terriblement plus ardue que
prévue! Ton mot fait voler en éclat mes dernières résistances! Je ne
vais pas être raisonnable très très longtemps! Tant pis!